
Chaque année, la FFSA, le GEMA et l'Observatoire de l'évolution des métiers de l'assurance publient un rapport faisant l'état des lieux de la mixité et de la diversité dans les sociétés d'assurances. Il a pour but d'informer et de suivre l'évolution de cette problématique dans la branche mais aussi de recenser les bonnes pratiques en la matière mises en œuvre par les entreprises. A l'honneur cette année : l'égalité professionnelle hommes/femmes.
Communiqué de presse. Le rapport complet
Un secteur qui se féminise
La féminisation du secteur de l'assurance se confirme à travers deux indicateurs complémentaires : un taux de 58,9 % des femmes dans les effectifs globaux et un taux de 57,5 % de femmes parmi les nouveaux entrants dans le secteur.
De plus, notons l'évolution significative de la part des femmes dans la famille « direction » : avec une hausse de 1,5 point, il s'agit de la famille de métier ayant enregistré la plus forte progression en terme de féminisation en un an. La progression de la place des femmes parmi les cadres se poursuit également, de façon constante quoique légèrement moins marquée qu'en 2008 (+ 0,6 point contre + 1,1 point en 2008).
Des disparités salariales qui s'estompent
Les rémunérations des hommes et des femmes du personnel administratif sont différentes suivant les classes et le statut. En 2009, chez les non cadres, le salaire médian des femmes s'élève à 27,3 K€ et le salaire médian des hommes s'établit à 27,7 K€, soit un écart de + 1,5 % en faveur des hommes. Pour les cadres, le salaire médian des femmes est de 42,2 K€ et celui des hommes de 47,6 K€, soit un écart de 12,8 % en faveur des hommes.
Un écart dans l'accès aux formations de plus en plus mince
En 2009, 69,4 % des femmes, tous niveaux confondus, sont allées en formation pour une durée moyenne de 37,8 h. Ce taux d'accès reste légèrement inférieur à celui des hommes qui se situe à 73,1 % pour une durée moyenne de 43,4 h.
On observe toutefois que l'écart dans l'accès aux formations amorce une diminution au regard des indicateurs de 2008.
La profession s'engage
Afin d'assurer une évolution professionnelle égale entre les femmes et les hommes, les mesures prises par les sociétés d'assurances se sont concentrées sur trois points : le recrutement, la formation professionnelle continue et l'accès aux postes à responsabilité.
La conciliation de la vie privée et de la vie professionnelle, qui passe par la prise en compte de la parentalité, est également un point primordial. A ce titre, de nombreuses mesures existent visant à organiser le départ du/de la salarié(e) en congé maternité/paternité, à maintenir les liens avec l'entreprise et à favoriser son retour.
Comme toutes les questions relatives à la mixité et à la diversité, l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes fait l'objet d'un traitement et d'un suivi attentif par les partenaires sociaux du secteur de l'assurance, tant au niveau des entreprises qu'au niveau de la branche. Sans nier les différences qui subsistent, les sociétés d'assurances démontrent leur préoccupation sur cette question en mettant en place de véritables politiques volontaristes. Les sociétés d'assurances s'inscrivent dans la durée et veulent asseoir sur le long terme les résultats obtenus. Ainsi, les nombreux indicateurs mis en place au niveau de la branche, encore trop récents pour permettre de dégager des tendances, permettront de suivre à moyen et long terme les effets structurels des mesures prises.
Rappelons que les adhérents du GEMA se mobilisent en faveur de la mixité et de la diversité à travers la signature d’un partenariat avec l’État, la promotion de la Charte de la diversité et la signature d’un accord de branche.
Par cet accord de branche signé le 19 décembre 2008 par la FFSA, le GEMA, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, les employeurs et les organisations syndicales de salariés affirment leur volonté de faire évoluer rapidement les objectifs, les outils de pilotage et les moyens consacrés aux problématiques de mixité et de diversité, afin de pouvoir en observer les effets à moyen et long terme au niveau de la branche.