L'éditorial de Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général du GEMA
Attention, réforme en vue !
À la suite de la tempête Xynthia qui a frappé notre pays le 28 février dernier, le président Sarkozy a annoncé vouloir réformer le système d’assurance des catastrophes naturelles?.
Les mutuelles du GEMA ne font pas de procès d’intention et se prononceront sur cette réforme le jour où elles la connaîtront.
En attendant, elles peuvent rappeler leurs positions de principe :
- le système des catastrophes naturelles fonctionne correctement, les Français le comprennent, les victimes l’apprécient et l’État n’y perd pas d’argent. À quoi bon réformer un système qui donne satisfaction ?
- le système actuel a sa logique et sa cohérence : la solidarité qu’il institue entre tous les Français permet de garantir dans la durée de faibles cotisations d’assurance qui elles-mêmes permettent et incitent le plus grand nombre à s’assurer.
- si l’État veut maintenir une assurance des catastrophes naturelles accessible à tous, il doit rester le réassureur et la clé de voûte du système. Le désengagement financier de l’État entraînerait, surtout maintenant avec l’entrée en vigueur de Solvabilité 2, une explosion des cotisations.
Voilà des années que les assureurs demandent que les pouvoirs publics mettent en œuvre une vraie politique de prévention, axée sur l’aménagement des territoires et les normes de construction des habitations. C’est apparemment plus difficile à réaliser que de réformer un système d’assurance qui marche.