Le GEMA considère qu’aux conditions arrêtées par le gouvernement -et commentées dans cette édition spéciale-, la fusion des autorités de contrôle de la banque et des assurances constitue un tournant majeur pour le secteur des assurances français.
Même si cette décision, depuis longtemps en gestation, n’a pas fait la une de la presse estivale, elle marque une nouvelle étape dans la voie de l’irrésistible attraction de l’assurance vers la banque.
Cette tendance lourde inquiète les mutuelles d’assurances (et probablement aussi de prévoyance) qui ont bâti leur modèle d’entreprise sur le lien direct, durable, personnel entre l’organisme qui assure? et les sociétaires assurés.
Les assureurs français vont connaître deux chocs dans les années à venir : l’un est le passage à Solvabilité 2 qui va conférer aux autorités de contrôle de nouvelles et considérables marges d’appréciation sur la situation des entreprises d’assurances ; l’autre est le transfert à la Banque de France du contrôle des assurances avec les règles de Solvabilité 2.
Dans un secteur aussi technique et aussi encadré que l’assurance, ces deux changements, pourtant présentés comme purement administratifs et réglementaires, sont en réalité de portée politique : ils vont influer directement et rapidement sur la gestion des entreprises comme sur les rapports de force et d’influence en concurrence sur le marché français.
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