La crise financière a conduit le monde entier à montrer du doigt la gouvernance du secteur financier et à mettre en œuvre de nouvelles contraintes, de nouveaux garde-fous. Renforcement des règles sur le contrôle interne, contrôle et limitations des rémunérations des opérateurs de marché, identification de nouveaux risques et de nouvelles méthodes d’évaluation des risques… : la sphère financière n’en finit pas de tirer les conséquences de la crise où elle s’est elle-même précipitée.
Les sociétés d’assurance n’échappent pas à ce mouvement, même si leur résistance à la crise prouve la maturité de leur système de gouvernance. Tout ce qui peut accroître la confiance du public ou des sociétaires, tout ce qui peut aider les décisions et le contrôle des instances dirigeantes va dans le bon sens.
Reste à savoir si en encadrant la gouvernance des banques ou des organismes d’assurance les Etats atteignent les causes profondes de la crise. Et si cette crise était la conjonction de multiples excès ? Et si les questions de gouvernance ne constituaient que l’écume des problèmes ?
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