L’OCDE a publié récemment une étude engagée « Pour une économie sociale : créer de la richesse par l’intégration sociale ». Elle vient d’être traduite en français.
Cet ouvrage, émanant d’une institution unanimement écoutée et respectée, offre de nouveaux aperçus de la théorie économique des organisations de l’économie sociale, de leur rôle dans un contexte politique et économique mouvant, et des liens avec le développement local et la responsabilisation des consommateurs. En partant de l’exemple du développement de la Catalogne en Espagne et de la province du Trentin en Italie, l’étude montre comment l’économie sociale peut devenir le moteur de l’économie de certaines régions.
L’économie sociale, moteur de croissance. Les auteures de cette étude -Antonella Noya et Emma Clarence- reviennent également d’une mission en Corée du Sud : elles ont constaté la dimension acquise par les coopératives qui en fait les principales sources d’activité et d’emplois.
En s’appuyant sur ces cas concrets, l’étude recommande que les Etats misent davantage qu’ aujourd’hui sur l’économie sociale pour retrouver des mécaniques de croissance. Même les pays de l’Europe de l’Est, qui avaient jusqu’à présent tendance à l’identifier aux défunts systèmes collectivistes, s’intéressent à l’économie sociale façon Europe de l’Ouest, pour réconcilier croissance économique et juste allocation des richesses.