Retour sur deux chantiers incontournables en 2010 : les retraites et la dépendance.
Le GEMA est attaché à la sauvegarde de la retraite par répartition. Dans un contexte de dégradation des comptes des régimes obligatoires de retraite, quels constats dressez-vous ?
Les mutuelles du GEMA souhaitent participer à la réflexion générale pour trouver une bonne combinaison entre répartition généralisée et obligatoire et capitalisation facultative et plus ou moins individuelle.
Ceci étant rappelé, on constate que les produits de retraite peinent à se développer dans notre pays, alors même que les Français continuent à épargner, en assurance vie notamment.
Le bilan mitigé du PERP montre que les Français ont beaucoup de mal à s’engager, en dehors du cadre professionnel, dans des purs produits de retraite. Les ménages choisissent probablement d’autres véhicules de placement (comme l’immobilier) pour financer leur retraite. L’assurance vie, qui occupe la part que l’on sait dans les choix d’épargne des Français, n’est pas gérée comme un produit de préparation à la retraite.
Quelles voies d’action voyez-vous pour les pouvoirs publics ?
A notre sens, le gouvernement a une gamme limitée de solutions à sa disposition s’il veut inciter nos concitoyens à se constituer une retraite par capitalisation :
Sur le thème de la dépendance, le GEMA participe à la vaste concertation lancée par le ministère des Affaires sociales. Quels axes de réflexion souhaitez-vous mettre en avant ?
Il est frappant de constater que nos voisins européens ont apporté des solutions très hétérogènes à la couverture de ce risque? : les Allemands ont institué une couverture universelle financée par une cotisation sociale assise sur les salaires et les Anglais, pourtant pionniers en matière d’assurance, semblent s’orienter eux aussi dans la voie du financement par l’impôt.
Les assureurs en général, et les mutuelles du GEMA en particulier, sont prêts à nouer un véritable partenariat avec l’État pour couvrir un risque qui est de mieux en mieux connu et donc de plus en plus assurable. Néanmoins, au préalable, les points suivants nous semblent incontournables dans les discussions à venir :
Dans tous les cas, les assureurs privés ne peuvent pas lancer de nouveaux produits tant qu’ils ne connaissent pas les aides, ou la batterie d’aides que l’État ou les régions sont décidés à mettre en place.
Tous les assureurs pensent qu’il y a urgence à ce que l’État fasse connaître ses décisions en la matière.
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